Skip to Content

AddToAny

Femmes, paix et sécurité (2004)

Rédigé par Sheri Gibbings, révisé par Marika Morris et traduit par Denise Veilleux

D’où et de qui vient la vraie menace pour la sécurité? Nous offrons une réponse différente à cette question. Pas étonnant, puisque nous le faisons en tenant compte de la perspective des femmes et de l’impact sur leur vie.

Saviez-vous que…?  

  • La violence physique et sexuelle est fréquente en temps de paix comme de guerre, mais elle le devient encore plus durant les conflits armés. Beaucoup de femmes sont alors victimes de viol et de grossesse forcée, contraintes à la prostitution et à l’esclavage sexuel; elles contractent parfois le VIH/sida. Même si les hommes sont les principaux responsables de cette violence, ils peuvent aussi être la cible d’actes de violence, y compris d’agression sexuelle. La torture, notamment la torture sexuelle, qui a été infligée aux civils iraquiens détenus sans accusation en 2004 en fournit un exemple[1]
  • Des engagements internationaux ont été conclus pour mettre fin à l’utilisation de l’agression sexuelle comme arme de guerre contre les femmes et les enfants. Un coordonnateur des secours d’urgence des Nations Unies a toutefois déclaré en juin 2004 : « le viol continue de servir d’arme de guerre brutale » contre les femmes et les enfants dans les zones de conflit en Afrique, sans attention ni intervention de la communauté internationale. Il affirmait que les victimes souffrent de traumatismes physiques, psychologiques, émotifs et sociaux. À son avis, les attaques contre les femmes et les enfants minent les valeurs culturelles et les relations sociales, ce qui détruit les communautés locales. Au début des années 1990, les camps de viol des Serbes, par exemple, avaient été conçus comme armes de génocide pour féconder les femmes avec le matériel génétique de l’ennemi et, ainsi, démoraliser puis faire éclater les populations civiles[2]. Certaines réfugiées vivant au Canada ont survécu à de telles atrocités.
  • Après le 11 septembre 2001, le Canada a connu une recrudescence des attaques contre les personnes musulmanes ou d’apparence arabe et du vandalisme contre leurs biens. Nous avons aussi vu augmenter les explosions et le vandalisme dans les lieux de culte musulmans, juifs et hindous[3]. Beaucoup de musulmanes portant le hidjab (foulard) ont été harcelées. La « guerre contre le terrorisme » a, en fait, causé plus de terreur, d’insécurité et de persécution pour certaines personnes au Canada. Sans oublier la mort, les blessures et les bouleversements économiques pour des milliers d’enfants, de femmes et d’hommes en Afghanistan et en Iraq.   

L’insécurité de la sécurité militaire

  • Nous vivons dans un monde interdépendant. La sécurité et le bien-être des gens au Canada sont donc liés à la sécurité et au bien-être des gens partout dans le monde.
  • Quand les politiciens achètent des armes en pensant que cela nous procure la sécurité, ils dépensent souvent moins pour les besoins fondamentaux comme la nourriture, le logement, l’éducation, la santé et les droits politiques. Pourtant, la satisfaction de ces besoins pourrait vraiment nous assurer la sécurité.
  • Il est important de s’attaquer aux sources de la haine, de la violence et des conflits. Tuer des femmes, des hommes et des enfants innocents ne stoppe pas le terrorisme. Cela provoque davantage d’actes terroristes en perpétuant le cycle de la haine et de la vengeance.La guerre et les conflits ne sont pas des événements ponctuels dont on peut prévoir clairement le début et la fin. Il s’agit d’énormes projets : il faut monter et entraîner des armées, produire les armes et les infrastructures nécessaires, ce qui engloutit de grandes quantités d’argent et d’énergie. La guerre laisse des traces physiques, psychologiques, économiques et écologiques qui persistent longtemps après la fin des combats[4].La force militaire ne permet pas de créer une sécurité durable à long terme.
  • En général, la décision de participer à un conflit militaire est plus motivée par la défense d’intérêts économiques ou géographiques que par des impératifs moraux comme l’« intervention humanitaire » invoqués pour justifier la guerre. À preuve, les grandes puissances et les médias s’intéressent seulement à une poignée des innombrables conflits armés et cas de violation des droits humains dans le monde.

Le maintien de la paix : Prévenir certains actes de violence, mais en causer d’autres

  • Le Canada tire fierté de son rôle de maintien de la paix. Idéalement, les casques bleus se rendent dans une zone de conflit afin de prévenir les massacres et la violence inutile. Il faut cependant des mesures mieux adaptées de sélection et de formation pour qu’ils puissent s’acquitter des tâches prévues.
  • Les soldats ne sont pas nés pour combattre, ils doivent l’apprendre au moyen d’un entraînement et d’un conditionnement psychologique[5]. Ils deviennent ainsi prêts à affronter un ennemi « inhumain » avant d’être envoyés dans d’autres pays pour assurer le maintien de la paix. Cette formation ne les aura peut-être pas préparés à traiter avec respect la population.
  • Le  12 juillet 2004, des accusations ont été portées en République démocratique du Congo. Des soldats de divers pays, membres des casques bleus des Nations Unies, auraient violé 68 enfants. Certains auraient dirigé un réseau de prostitution juvénile[6].
  • Les soldats de la paix qui ont été témoins d’atrocités durant leurs missions à l’étranger ont souvent des séquelles - cauchemars, sentiment aigu d’angoisse et de détresse. Environ 20 % des soldats canadiens souffriraient de tels symptômes[7].
  • Même s’ils sont chargés du maintien de la paix, les soldats menacent parfois la vie des gens qu’ils sont venus « aider ». En mars 1993, deux soldats canadiens ont ainsi battu à mort un adolescent somalien; plusieurs semaines plus tard, d’autres ont tiré sur deux Somaliens. L’enquête a révélé qu’ils les avaient attirés dans le quartier militaire canadien avec de l’eau et de la nourriture avant de les abattre[8]. Le racisme sous-jacent de leur acte est apparu dans une vidéo montrant les soldats du régiment aéroporté qui appelaient la mission « Opération capture de négros ». Il y a eu une condamnation des actes de quelques individus, mais aucun appel à repenser la culture militaire qui forme des individus à agir ainsi[9]
  • Les membres du régiment aéroporté avaient d’ailleurs organisé un souper informel pour « rendre hommage à Marc Lépine, auteur de l’assassinat de 14 femmes à l’Université de Montréal en 1989 »[10]. Il est donc clair qu’il ne s’agissait pas seulement d’une poignée de « mauvais éléments ». Les actes reprochés (racisme, viol, torture, meurtre et dissimulation) sont le produit d’une mentalité plus globale. Et cette mentalité doit changer pour assurer la sécurité des gens à l’intérieur des forces militaires comme à l’extérieur. Même si le régiment aéroporté fut démantelé, ses membres font toujours partie des Forces canadiennes[11].
  • Le Canada et le Royaume Uni ont élaboré une « formation sur la problématique homme-femme et les opérations de la paix » afin de mieux remplir leurs missions[12]. Offert sur bande vidéo, le cours dure trois jours (il s’agit en grande partie d’autoformation). Il ne rejoint toutefois pas la majorité des forces de maintien de la paix.
  • Beaucoup de facteurs peuvent faire en sorte que les casques bleus en viennent à exploiter les populations locales. Souvent, il y a une différence raciale entre les soldats et les populations. Les soldats sont rémunérés. Les communautés où ils sont dépêchés ont subi une destruction économique et écologique; elles ont donc désespérément besoin d’argent pour survivre. S’ils n’ont pas été sensibilisés aux rapports hommes-femmes, les soldats qui arrivent dans ces communautés vulnérables peuvent avoir peu de respect pour les femmes, voire aucun. Une situation propice à la violence.

Ici, là-bas, partout : le militarisme

  • Le militarisme est un état d’esprit qui soutient la nécessité de recourir à la force militaire pour défendre les intérêts nationaux et d’augmenter les forces armées et les armements.
  • Nous vivons dans une société militarisée où la violence est présente dans les films, les jeux vidéos, les émissions de télévision et les jouets de guerre. Les garçons et les hommes sont souvent encouragés à participer à la violence – dans la cour d’école comme chez eux avec des jeux vidéos et des jouets violents. Les jeux de guerre sèment l’idée que le monde se divise en « bons » et en « méchants »; ils suggèrent qu’il est amusant et acceptable de tuer les « méchants »[13]. Plus tard dans la vie, les hommes sont censés se montrer « durs » et étouffer tout signe de faiblesse.
  • L’Association des médecins pour la survie mondiale distribue une trousse intitulée Grandir en paix[14]. La trousse contient des dépliants sur divers thèmes : les enfants et les armes à feu; raconter des histoires de paix; encourager les jeux pacifiques; et une éducation dans la paix. Elle comprend une affiche et un engagement de la famille envers la non-violence. (Pour en savoir plus, consultez la partie ressources du feuillet.
  • La Suède et la Norvège ont obtenu la restriction volontaire de la vente des jouets de guerre[15]

Où vont nos impôts : Une question d’équilibre et de choix

  • Le budget fédéral de 2003 a accordé au ministère de la Défense nationale 1,6 milliard de nouveaux fonds pour les deux années suivantes[16]. Au même moment, au Canada, 41 % des femmes célibataires, 49 % des femmes âgées vivant seules, 43 % des femmes autochtones et 37 % des femmes de couleur vivaient dans la pauvreté.
  • Chaque dollar consacré à la défense signifie moins d’argent pour d’autres programmes. Par exemple, avec ce qu’il en coûte pour acheter six avions C-17 de  transport militaire (2 milliards), le gouvernement pourrait construire 20 000 nouvelles unités de logements sociaux[17]. Les hommes et les femmes des Forces canadiennes ne devraient pas risquer leur vie et leur santé à cause d’équipements désuets. Les femmes, les hommes et les enfants qui vivent dans les rues ou des refuges temporaires ne devraient pas, eux non plus, risquer leur vie et leur santé à cause du manque de logements abordables dans l’un des pays les plus riches au monde.
  • Beaucoup d’entreprises qui ont leur siège au Canada produisent des armes qu’elles exportent ailleurs où elles serviront à tuer des gens. De 1987 à 2002, le département de la défense des États-Unis a acheté des produits militaires canadiens pour une valeur de 1,83 milliard ($US)[18]. Cette somme comprend 117 millions de dollars uniquement pour des munitions[19]
  • Le Régime de pensions du Canada (RPC) a investi pas moins de 2,55 milliards de dollars dans des entreprises militaires, ici et à l’étranger[20]. La population canadienne appuie donc la production des principaux systèmes d’armes qui seront ensuite utilisés dans divers conflits et guerres partout au monde.

    La sécurité des Premières nations, des Inuits et des Métis

  • Le gouvernement canadien continue d’autoriser l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN) [21] à se servir de la base aérienne de Goose Bay, au Labrador. L’OTAN y entraîne ses pilotes qui font des vols à faible altitude, ainsi que des exercices de défense aérienne et de bombardement[22]. Les vols causent des bangs soniques aux effets désastreux : ils perturbent la vie des communautés autochtones; ils nuisent à leur santé physique et mentale; et ils font fuir le gibier dont elles se nourrissent. Les avions produisent aussi des émissions de carburant qui détruisent l’environnement. Les femmes inuites ont joué un rôle de leaders dans la résistance à cette utilisation de leurs terres ancestrales. Malgré cette opposition, le Canada a renouvelé ses accords avec l’OTAN en 1996 et autorisé les vols à faible altitude pendant encore 10 ans. Il a permis jusqu’à 18 000 vols et manœuvres militaires au-dessus du territoire inuit. En 2001, le ministère de la Défense nationale a continué, dans le sud du Labrador, de tester des bombes guidées au laser qui ont plus tard été larguées sur l’Afghanistan[23]. Ces vols et ces bombardements contreviennent à la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones qui garantit à ces derniers le droit à la paix, à la sécurité et au contrôle de leurs territoires. Pourquoi la sécurité des Autochtones n’est-elle pas importante au Canada?
  • De 1990 à 1994, près de 500 femmes autochtones ont disparu dans l’Ouest canadien et elles n’ont toujours pas été retrouvées[24]. Plus de 60 femmes ont aussi disparu du quartier Downtown Eastside de Vancouver[25]. En 10 ans, on a trouvé, à l’extérieur d’Edmonton, les corps d’au moins quatre femmes impliquées dans la drogue ou la prostitution et à l’intérieur de la ville, ceux de six autres femmes[26]. Pourquoi le Canada n’assure-t-il pas la sécurité des enfants et des jeunes autochtones recrutés dans les réseaux de prostitution? Pourquoi le Canada n’assure-t-il pas la sécurité des femmes autochtones?

Violence conjugale et violence de l’État

  • Plus d’une Canadienne sur quatre a été agressée au moins une fois par un partenaire intime[27]. Dans quatre meurtres conjugaux sur cinq, les victimes sont des femmes assassinées par leur conjoint[28]. Les fillettes sont plus touchées que les garçons par l’agression sexuelle dans la famille : elles sont les victimes dans quatre cas sur cinq (79 %)[29].
  • Certaines femmes et fillettes sont plus vulnérables aux agressions physiques et sexuelles. Ainsi, 40 % des femmes handicapées ont été victimes de viol, d’abus ou d’attaques[30]. Plus de 50 % des femmes autochtones ont subi une agression[31]. Les femmes autochtones et les autres femmes racialisées sont la cible d’agressions physiques et sexuelles à motivation raciale en plus d’être victimes de violence conjugale.
  • Dans les prisons canadiennes, les détenues subissent aussi des violations de leurs droits fondamentaux. Certaines ont été dévêtues puis enchaînées par les hommes de l’Équipe d’intervention en cas d’urgence du pénitencier de Kingston. Elles ont par la suite été maintenues en isolement illégal pendant neuf mois. Ce sont deux exemples de violations[32].
  • Au début des années 1990, un comité de la Chambre des communes a déclaré que la violence envers les femmes était une « guerre contre les femmes ». Pourtant, les gouvernements fédéral et provinciaux n’ont toujours rien fait à ce sujet. La majorité des recommandations du rapport du Comité canadien sur la violence faite aux femmes, publié en 1993, restent lettre morte.

Pourquoi la sécurité de toutes les Canadiennes n’est-elle pas une priorité en matière de sécurité nationale? Plus de femmes sont pourtant tuées ou blessées dans des situations de violence conjugale que dans des attentats terroristes.

Des armes de guerre à l’intérieur de nos frontières

  • Au Canada, beaucoup de propriétaires d’armes à feu sont des chasseurs ou des adeptes du tir à la cible; ils considèrent leurs armes comme des outils ou du matériel récréatif. Ils ne penseraient jamais à s’en servir contre un autre être humain. Toutefois :
  • Au Canada, en moyenne, 40 % des femmes assassinées par leurs époux sont tuées avec une arme à feu; dans la plupart des cas (80 %), il s’agit de fusils et de carabines dont la possession est légale[33].
  • Beaucoup d’hommes violents n’ont aucun dossier criminel et semblent agir en propriétaires d’armes respectueux des lois. Quand des policiers répondent à un appel de violence conjugale sans savoir qu’il y a une arme sur place, ils risquent leur vie[34].
  • Beaucoup de maisons d’hébergement pour femmes violentées et d’organisations de femmes au Canada appuient l’enregistrement des armes à feu. À leur avis, il s’agit d’une mesure nécessaire pour permettre aux forces policières de retirer les armes des foyers où il y a de la violence. Ceci peut éviter qu’une agression ne se termine par un meurtre[35].
  • Souvent, les armes font partie du cycle de peur et de violence auquel sont soumises beaucoup de victimes dans leurs foyers. Pour chaque femme abattue par son conjoint, il y en a bien d’autres qui vivent dans un climat constant de terreur et de menace[36].
  • L’accès aux armes est directement lié aux situations de violence qui entraînent la mort dans les zones de conflit et ailleurs. À la fin des affrontements, les armes reviennent dans les foyers où elles peuvent être utilisées.
  • Sur la scène internationale, le Canada s’est prononcé contre la prolifération des armes légères et de petit calibre qui favorisent les conflits et causent des souffrances[37]. Pourtant, ceci contredit les menaces visant à modifier la politique nationale et à démanteler le registre des armes à feu. 

Le VIH/sida : La pire menace à la sécurité dans beaucoup de régions

En janvier 2000, le Conseil de sécurité des Nations Unies a reconnu que le VIH/sida est une question de sécurité internationale[38].

Dans les situations de guerre, les femmes ont plus de difficulté à survivre en raison des inégalités sociales et financières. Parfois, elles doivent vendre des services sexuels en échange de la nourriture et d’un toit. Souvent, elles se font violer. La présence de militaires ou de casques bleus augmente les probabilités d’exploitation sexuelle, car elle amène une forte concentration d’hommes qui ont du pouvoir et de l’argent. Si les soldats de la paix ou les combattants ont des relations sexuelles avec des femmes ou s’ils les agressent, ils peuvent contracter le virus du VIH/sida, puis le propager à la population locale. Une fois de retour au pays, ils infecteront peut-être leurs partenaires sexuels.

Le Canada, un refuge dans un monde sans pitié pour les personnes migrantes, réfugiées et immigrantes?

  • Les femmes et les enfants représentent de 75 % à 80 % des populations réfugiées[39]. Pourtant, les deux tiers de tous les demandeurs du statut de réfugié au Canada sont des hommes. Les femmes ont souvent plus de difficulté à faire une demande parce qu’elles n’ont pas autant accès à l’éducation et à un emploi. Elles doivent aussi s’occuper des enfants et ne peuvent assumer les frais d’entrée exigés pour venir au pays[40].
  • Une fois arrivées au Canada, certaines réfugiées doivent faire face au racisme, au harcèlement et à la discrimination sexuelle[41].
  • Au Canada, la « guerre au terrorisme » a entraîné le profilage racial aux frontières, aux aéroports et dans les services de renseignement[42]
  • Durant une conférence dans les années 1990, beaucoup de femmes immigrantes ont dit qu’elles ne signaleraient pas aux policiers la violence subie par peur de leurs comportements racistes[43]. Beaucoup se heurteront aux soupçons de leurs voisins, collègues de travail et camarades de classe, simplement à cause de leurs origines[44].
  • Les réfugiées qui ont vécu de la violence sexuelle et physique dans les camps se rendent au Canada, mais y trouvent souvent bien peu de sympathie ou de compréhension. On les soupçonne souvent d’être entrées frauduleusement au pays. Beaucoup souffrent du syndrome de stress post-traumatique en raison de la guerre, de la persécution et des agressions sexuelles ou physiques[45].
  • En 1999, des migrants chinois illégaux sont arrivés en Colombie-Britannique[46]. Beaucoup ont été envoyés dans des « camps » où ils sont restés pendant de nombreux mois avant d’être déportés. Selon un rapport, trois femmes ont tenté de se suicider parce qu’elles craignaient tellement le traitement qui les attendait à leur retour au pays[47]. En 2000, Amnistie Internationale a d’ailleurs critiqué le Canada parce qu’il renvoie trop rapidement les personnes réfugiées dans leurs pays, malgré les menaces de torture[48].
  • À l’heure actuelle, le Canada soutient avoir le droit de garder à vue, sans accusation, des personnes qui pourraient poser un danger pour la société[49]. Une femme a ainsi été gardée au secret : elle avait prévenu une station de télévision que ses droits fondamentaux étaient brimés au centre correctionnel pour femmes de Burnaby où certaines femmes migrantes étaient détenues[50]. Le personnel de l’aéroport de Toronto a raconté au Toronto Star que les demandeurs du statut de réfugié, surtout ceux du Moyen-Orient, sont traités comme des « criminels de guerre ». Les agents d’immigration à l’aéroport font de l’intimidation et les soumettent à des interrogatoires[51].
  • En 1993, la Commission de l’immigration et du statut de réfugié (CISR) a publié le document Directives sur les revendicatrices du statut de réfugié craignant d’être persécutées en raison de leur sexe[52]. Elle y reconnaît que les femmes sont persécutées à cause de leur sexe en plus de leur race, de leur religion et d’autres motifs[53]. Les preuves qu’elles fournissent peuvent être différentes et plus difficiles à corroborer[54]. Même si les nouvelles directives ont ouvert davantage les portes aux femmes, d’autres mesures, comme la détention, limitent l’entrée des réfugiées[55].  
  • La loi C-31 (Loi sur l’immigration et la protection des réfugiés) autorise les gardes-frontières à l’étranger (qui n’ont souvent aucune formation sur les rapports hommes-femmes) à accepter ou non les demandes d’asile[56]. Les femmes n’ont donc pas droit à la procédure habituelle, c’est-à-dire l’étude de leurs dossiers par des experts[57]
  • Plus de 50 000 femmes des Philippines sont entrées au Canada grâce au Programme concernant les employés de maisons étrangers (PEME) et au Programme concernant les aide-familiaux résidants (PAFR)[58]. Un système de points d’appréciation sert à évaluer toutes les personnes immigrantes. Il ne reconnaît toutefois pas adéquatement les habiletés des femmes ou la demande pour leurs emplois. Elles se retrouvent donc reléguées au PAFR, qui s’adresse d’ailleurs presque uniquement aux femmes. Contrairement aux programmes à forte majorité d’hommes, le PAFR exige 24 mois de travail en trois ans avant que les aides-familiaux résidants puissent chercher un autre emploi ou demander la citoyenneté canadienne[59].  Il s’agit de la seule catégorie de personnes immigrantes potentielles forcées à vivre avec leurs employeurs. Ceci les rend vulnérables aux agressions sexuelles et physiques, sans compter l’exploitation financière[60]. Depuis des décennies, les femmes dénoncent de tels abus au gouvernement canadien et qualifient même le PAFR de « forme d’esclavage». Pourtant, l’exigence est maintenue. Pourquoi la sécurité de ces femmes n’est-elle pas importante au Canada?

Les forces militaires vous veulent…

  • Contester le rôle des militaires et le niveau des dépenses militaires est parfois vu comme une injure envers les hommes et les femmes qui sont prêts à risquer leur vie durant les missions de maintien de la paix. Dans une démocratie, c’est important de pouvoir débattre librement et ouvertement de tels enjeux sans interpréter les opinions contraires comme des attaques personnelles. Les questions soulevées concernent le fonctionnement des Forces canadiennes. Nous espérons améliorer ainsi la situation des femmes et des hommes qui en font partie, mais également celle des populations au Canada et ailleurs dans le monde.
  • Dans certains pays, des fillettes et des garçons sont recrutés pour devenir soldats[61].  Pourtant, la Convention des Nations Unies relative aux droits de l’enfant interdit de recruter les moins de 15 ans. Le reste du document contredit toutefois ceci, car il définit un enfant comme une personne de moins de 18 ans[62].
  • En mars 2001, les Forces canadiennes comptaient 421 jeunes de 16 à 19 ans[63]. Avec leurs quelque 55 000 membres, les Cadets de la Marine, de l’Aviation et de l’Armée sont en fait le plus vaste programme jeunesse au Canada. Or, il est possible de joindre leurs rangs dès l’âge de 12 ans[64].
  • Les militaires commencent à convaincre les jeunes de faire partie des Forces à un âge où ils sont influençables et commencent à se former une opinion sur la guerre et les conflits. En 2002-2003, le gouvernement canadien a versé 155 millions de dollars au programme des Cadets[65], mais il n’offre rien de comparable pour former les jeunes à devenir aptes à négocier ou à consolider la paix.

Un emploi comme un autre?

  • Les forces militaires sont-elles juste un autre milieu de travail peu différent d’un salon de coiffure ou d’un cabinet d’avocats? Les Forces canadiennes promettent des emplois, de la formation et des études universitaires en échange des années de service. Une offre est très attirante. Le site Web des Forces pose cette question : « Vous cherchez plus que la routine du 9 à 5? Pensez à l’unique Profession des Armes. Exigeante mais enrichissante.»[66]
  • L’annonce omet toutefois quelques informations : l’aventure de vivre avec un salaire de pauvreté pour les moins gradés; la probabilité de souffrir du syndrome de stress post-traumatique pour les soldats qui ont dû tuer ou pour d’autres qui ont subi le harcèlement sexuel et racial de leurs « supérieurs » ou camarades.
  • Les Forces canadiennes disent être un employeur qui souscrit à l’égalité des chances. Toutefois, les femmes forment environ 16 % du personnel[67], les membres des minorités visibles, environ 2 % et les Autochtones, environ 1,5 %[68]. Par comparaison, les femmes représentent plus de 50 % de la population canadienne, les minorités visibles, 11% et les Autochtones, 3 %[69].
  • Les Forces canadiennes déclarent offrir à toutes les nouvelles recrues « de la sensibilisation culturelle et de la formation pour prévenir le harcèlement et le racisme »[70]. En 2003, un reportage signalait toutefois les liens entre des membres des six Forces avec des groupes militant pour la suprématie blanche. En 1995, y lisait-on, « [une] vidéo du rituel d’initiation montrait un soldat noir, dont le dos portait les lettres KKK (Ku Klux Klan), que l’on recouvrait de poudre blanche et forçait à marcher à quatre pattes au bout d’une laisse de chien »[71].
  • Selon une étude des Forces canadiennes, 20 % des soldats ont subi de la discrimination. Parmi les victimes, 30 % étaient des femmes et 39 %, des membres des minorités visibles[72].
  • En 1998, un article de la revue Maclean’s confirmait que le personnel des Forces canadiennes avait commis et toléré des viols et d’autres formes de harcèlement sexuel envers des soldates. Au total, 27 femmes disaient avoir été violées[73]. La première Canadienne à être devenue officière d’infanterie, la capitaine Sandra Perron, a ainsi été attachée à un arbre, soumise à une exécution simulée, puis abandonnée pieds nus dans la neige durant un exercice militaire en 1992[74].
  • Fait peu surprenant dans un tel contexte, les femmes avaient deux fois plus de probabilité que les hommes de quitter les Forces[75].
  • Être militaire a aussi un impact sur la famille. Comme l’entraînement vise à affirmer le contrôle et le pouvoir, certaines personnes en viennent à répéter ce comportement dans leurs foyers[76]. Selon une étude, les femmes de militaires qui sont victimes de violence trouvent plus difficile de chercher de l’aide que les femmes dans la population civile. Elles subissent aussi plus de pressions pour garder le secret pour ne pas nuire à l’avancement de leur époux[77]. L’étude soutenait aussi que les superviseurs font souvent peu de cas de la violence. Certains se servaient même de leur pouvoir pour soutenir les agresseurs[78].
  • Pourquoi la sécurité des femmes dans les Forces canadiennes et les familles militaires n’est-elle pas une priorité? Pourquoi la sécurité des minorités raciales et ethniques dans les Forces n’est-elle pas une priorité?

Les camps de réfugiés : Juste au moment où vous pensiez être en sécurité

  • Certaines personnes réfugiées qui arrivent au Canada ont vécu à un moment ou l’autre dans des camps. Beaucoup de Canadiennes et Canadiens y ont aussi travaillé pour offrir de l’aide humanitaire.
  • Dans les camps, les femmes sont très vulnérables aux agressions sexuelles et physiques de la part d’autres réfugiés et du personnel humanitaire. Selon un rapport publié en 2003, l’agression sexuelle est omniprésente; elle est parfois commise par le personnel de secours qui manque de formation ou de supervision adéquate[79]. En 2002, on a accusé du personnel local des Nations Unies et d’organismes internationaux de secours d’avoir agressé sexuellement des enfants dans les camps de réfugiés en Afrique de l’Ouest. D’après une étude menée auprès de personnes réfugiées en Guinée, au Libéria et en Sierra Leone, près de 70 membres du personnel de 40 organismes de secours ont incité des enfants réfugiés à avoir des relations sexuelles pour de la nourriture, des médicaments et d’autres fournitures données afin de leur sauver la vie[80].
  • Pourquoi la sécurité des femmes et des enfants réfugiés n’est-elle pas une priorité?

Un conflit sans fin

  • Beaucoup d’hommes et de femmes qui ont participé à la guerre souffrent ensuite du syndrome de stress post-traumatique (SSPT). Par exemple, certains sont hébétés et dégoûtés d’avoir dû tuer, tandis que d’autres sont révoltés de n’avoir pu empêcher le massacre. Selon les estimations, un cinquième des soldats canadiens souffrirait du SSPT[81]. Les effets ne s’arrêtent d’ailleurs pas là, puisqu’ils touchent leurs familles et leur entourage.
  • À Fort Bragg, aux États-Unis, quatre soldats de retour des combats en Afghanistan ont tué leur conjointe sur une période de six semaines en 2002[82].
  • En 2003, le défilé des Festivités du 2e bataillon du Princess Patricia's Canadian Light Infantry comprenait un char où l’on se moquait des soldats traumatisés[83].
  • En 2002, l’ombudsman des Forces canadiennes a mené une enquête sur la façon dont les militaires traitaient les soldats atteints du SSPT. Il a constaté que ces derniers étaient victimes de discrimination. Ils étaient en effet accusés de « faire semblant » et d’« abuser du système »[84].

    Selon Deborah Harrison, auteure du livre The First Casualty, les Forces canadiennes sont structurellement  peu capables de régler des problèmes comme les nombreux troubles liés au stress[85]. On dit souvent aux soldats de « se comporter en hommes ». Il faudrait plutôt reconnaître que les miliaires, hommes et femmes, sont des êtres humains qui trouvent incorrect de tuer leurs semblables.

Le militarisme et les médias

  • En période de guerre, la télévision présente rarement les soi-disant « ennemis » comme de « vrais » êtres humains. Nous ne voyons ni le sang, ni l’horreur des gens qui périssent sous les bombardements. On nous offre plutôt des images propres, dessinées par ordinateur, qui donnent à la guerre l’allure d’un jeu vidéo que nous pourrions jouer dans nos salons. On parle de bombes « intelligentes » et « précises ». En réalité, elles tuent souvent des soldats et des civils. Durant la guerre du Golfe, 70 % des bombes larguées par les militaires américains ont raté leurs cibles[86].
  • Les médias « glorifient la guerre. Ils présentent la violence comme nécessaire, le combat comme excitant et l’agression comme naturelle »[87]. Le bulletin de nouvelles de 18 heures donne rarement la parole aux « ennemis » (y compris les femmes et les enfants).
  • Après l’« incident de tirs amis » où des soldats américains ont abattu des soldats canadiens, on a tenu une enquête. Il n’y a toutefois eu aucune enquête équivalente sur les milliers de morts parmi la population civile dans la zone de guerre[88]
  • Les films de guerre sont souvent jugés inoffensifs : une preuve que notre société néglige et normalise les effets des activités militaires. Ceci révèle également le rôle central que jouent maintenant les militaires dans le fonctionnement de notre société. Quand on accepte la violence et la force physique comme moyens de régler les problèmes, on risque de répéter les mêmes gestes dans son foyer et ses relations quotidiennes[89].
  • Quiconque regarde un film de guerre ou s’adonne à des jeux vidéos violents ne va pas pour autant attaquer ou tuer d’autres personnes. Ces types de médias désensibilisent toutefois les spectateurs ou les joueurs aux effets de la guerre et de la violence sur les êtres humains[90].  
  • La prise de décisions : Où sont les femmes?

    La résolution 1325 du Conseil de sécurité des Nations Unies reconnaît que les conflits armés touchent les femmes d’une façon disproportionnée et particulière. Elle exhorte entre autres les pays membres (comme le Canada) à donner à toutes les forces de maintien de la paix une formation sur les rapports hommes-femmes et à assurer aux femmes une représentation égale à tous les paliers de décision[91].

  • Pourtant, en 2004, seulement 65 femmes ont été élues à la Chambre des communes du Canada, soit 21 % de l’ensemble des parlementaires[92]. Les quatre cinquièmes des personnes qui prendront les décisions sur les questions de paix et de sécurité nationale seront donc des hommes.
  • Le Canada se classe au  37e rang dans le monde pour la représentation des femmes sur la scène politique fédérale[93].
  • En 1995, quand Christine Silverberg a pris la direction des services de police de Calgary, elle est devenue la première chef de police d’une grande ville au Canada[94]. Dans les forces militaires comme dans la plupart des forces policières, les hommes sont surreprésentés, en particulier aux postes décisionnels.
  • Les femmes s’inquiètent elles aussi de la sécurité, mais leurs points de vue sont rarement considérés pour la prise de décisions. Quel que soit le pays, les sondages montrent un écart constant entre les réactions des femmes et des hommes à la guerre et au terrorisme. Les femmes sont en effet moins nombreuses à appuyer les conflits armés[95]
  • Le simple fait d’être femme ne garantit toutefois pas une approche moins violente de la résolution des conflits. Quand seulement une poignée de femmes alibis occupent des postes de cadres, elles doivent souvent se conformer aux modèles masculins et ne peuvent changer le système. Nous avons donc besoin de décideurs, hommes et femmes, qui défendront les idées de la majorité des femmes.

Les femmes s’organisent pour faire des changements

  • Les femmes jouent un rôle de premier plan dans les mouvements pour la paix et la sécurité aussi bien dans les communautés que sur la scène internationale. Beaucoup de ces organisations reconnaissent que le monde a désespérément besoin de nouveaux moyens pour sortir du cercle vicieux de la violence. Elles proposent d’assurer une sécurité axée sur les gens en instaurant une justice sociale et économique. Voici quelques exemples de leurs actions.
  • Depuis sa fondation en 1960, la Voix des femmes canadiennes pour la paix s’oppose à l’accroissement du potentiel militaire. Dans les années 1960, pour prouver que les tests d’armes nucléaires étaient dangereux pour la santé, l’organisme a recueilli plus de 5 500 dents de bébés partout au Canada. Il a ensuite demandé à l’Université de Toronto de les analyser pour vérifier les effets des retombées radioactives. La Voix des femmes poursuit aujourd’hui son travail en vue d’un désarmement mondial total.
  • En 2004, l'Association des femmes autochtones du Canada a lancé une campagne appelée « Sisters in Spirit » pour sensibiliser le public à l’assassinat ou à la disparition de 500 femmes autochtones au pays[96].

    La campagne du groupe Femmes en noir a débuté en Israël et en Palestine avant de devenir un mouvement mondial. Vêtues de noir, les femmes des deux côtés du conflit manifestent côte à côte, en silence, aux coins des rues. Ce qu’elles ont en commun – la perte terrible de leur famille, de leurs amis et de leur sécurité personnelle – dépasse ce qui les sépare[97]

  • La Canadian Organization of Spouses of Military Members revendique des changements aux régimes de pension. Beaucoup d’épouses de militaires n’ont pas été autorisées à travailler durant les missions de leurs époux à l’étranger. Elles se sont donc retrouvées dans la pauvreté à la rupture du mariage ou à la mort de leurs époux[98]. En 1992, l’organisation a décrit devant un comité comment l’entraînement militaire à la violence se répercute sur les familles. Elle a alors dénoncé le manque de services de soutien pour les femmes violentées et leurs enfants[99].
  • CODEPINK est un mouvement américain pour la paix et la justice sociale qui a été lancé par des femmes de la base. Il veut obtenir des changements sociaux positifs en utilisant des moyens de protestation proactifs et créatifs, ainsi que l’action directe non violente[100]. Il a vu le jour à la suite des réactions violentes du gouvernement américain au terrorisme. Son nom fait allusion à une autre voie en réponse aux codes d’alerte vert, orange et jaune du gouvernement. Le mouvement mène des actions pacifiques à l’intérieur des États-Unis pour s’opposer à la guerre en Iraq.
  • La Marche mondiale des femmes de 2000 a remis en question les politiques, au pays et à l’étranger, en exigeant que les gouvernements accordent la priorité à mettre fin à la violence et à la pauvreté[101].
  • La Ligue internationale des femmes pour la paix et la liberté (LIFPL) a créé un site web (www.peacewomen.org) où sont publiées des nouvelles au sujet des femmes, de la paix et de la sécurité. On y parle des actions menées par les femmes pour la consolidation de la paix. Le site comprend une base de données sur les organisations communautaires et nationales de femmes.

Passer à l’action

Chaque personne contribue à la production des mythes au sujet de la paix et de la sécurité lorsqu’elle accepte les déclarations des politiciens et des médias nationaux. Il est donc important de poser des questions et de consulter diverses sources d’information. Quand vous entendez ou voyez des reportages sur la sécurité qui présentent seulement un côté des choses – n’ayez pas peur de réagir ! Écrivez au courrier des lecteurs et aux politicien.ne.s pour exiger des renseignements complets.

  • Communiquez avec vos député.e.s pour leur demander comment ils et elles vont mettre fin à la discrimination envers les femmes qui immigrent au Canada. Sensibilisez vos amis, votre famille et vos collègues aux problèmes des personnes immigrantes et réfugiées.
  • Réunissez diverses femmes de votre communauté pour discuter des questions de sécurité.  Organisez des activités là où vous êtes : votre milieu de travail, club de lecture, lieu de culte ou garderie (avec les parents et avec les enfants), votre quartier ou même votre cuisine. Durant ces réunions ou activités, vous pourrez parler des questions de sécurité locales (en milieu urbain), nationales ou internationales.
  • Faites pression sur votre conseil municipal pour qu’il prenne position sur un enjeu important pour vous. Certaines villes se sont déclarées zones libres d’armes nucléaires. En 1992, l’Assemblée législative de la Colombie-Britannique a voté une motion semblable pour déclarer la province libre d’armes nucléaires[102].
  • N’achetez pas de jouets ou de vidéos de guerre à votre fille ou garçon, à votre nièce ou neveu. Il est important pour les enfants de grandir dans une culture de paix dès le plus jeune âge et d’apprendre que les armes ne sont ni amusantes, ni une solution aux conflits.
  • Communiquez avec l’un des organismes mentionnés ci-dessous pour voir comment vous pouvez leur prêter main forte. Ils sont toujours à la recherche de membres, d’argent et d’idées pour mener des actions. 

Ressources : 

Organisations canadiennes

Un bon point de départ : www.peacewomen.org  

Sisyphe : http://sisyphe.org : Ce site vous propose des articles sur la condition des femmes, la politique, les droits humains, les rapports de pouvoirs, la musique, la poésie, etc. – voir article intitulé : Le sadisme sexuel dans notre culture, en temps de paix et en temps de guerre, par Katharine Viner, "The Guardian"  http://sisyphe.org/article.php3?id_article=1212  et La domination sexuelle en uniforme : une valeur américaine, par Linda Burnham  http://sisyphe.org/article.php3?id_article=1190  

Association pour l’Équité à l’égard des Femmes dans les Forces canadiennes, 1250, chemin Royal Maple, bureau 1030, Cumberland ON  K4C 1B5 Canada. Tél. : (613) 563-3670  

Comité canadien sur les femmes, la paix et la sécurité, Sénat du Canada, Ottawa ON  K1A 0A4 Canada. Tél. : (613) 992-0189 Téléc. : (613) 992-0673 Courriel : mcgraj@sen.parl.gc.ca 

La Voix des femmes canadiennes pour la paix, 761, rue Queen Ouest, bureau 203, Toronto ON  M6J 1G1 Canada. Tél. : (416) 603-7915 Téléc. : (416) 603-7916 Courriel : vow@interlog.com Site web : http://home.ca.inter.net/~vow/

Canadian Women Voters Congress, C. P. 4722 – VMPO, Vancouver BC  V6B 4A4 Canada. Tél. : (604) 878-8228 Téléc. : (604) 681-4545 Courriel : congress@telus.net Site web : www.canadianwomenvoterscongress.org

Femmes Canadiennes pour les Femmes en Afghanistan, Bankview C. P. 32014 Calgary AB  T2T 5X6 Canada. Tél. : (403) 244-5625 Courriel : w4wafghan@praxis.ca Site web : www.w4wafghan.ca

Groupe de travail sur la disparité des sexes dans l’optique de la consolidation de la  paix, Comité coordonnateur canadien pour la consolidation de la paix, 1, rue Nicholas, bureau 1216, Ottawa ON  K1N 7B7 Canada. Tél. : (613) 241-3446 Courriel : suzanne@peacebuild.ca  Site web : www.peacebuild.ca 

Association des femmes autochtones du Canada, 1292, rue Wellington, Ottawa ON  K2P 1W8 Canada. Tél. : (613) 238-3977 Téléc. : (613) 567-9644 Courriel : twhitehead@nwac-hq.org Site web : www.nwac-hq.org 

Médecins pour la survie mondiale (trousse Grandir en paix), 145, rue Spruce, bureau 208, Ottawa ON  K1R 6P1, Canada. Tél. : (613) 233-1982 Téléc. : (613) 233-9028  Courriel : pgsadmin@web.ca Site web : http://www.pgs.ca/index.php/accueil/296  

Société asiatique des partenaires Canada, 1, rue Nicholas, bureau 200, Ottawa ON  K1N 7B7 Canada. Tél. : (613) 241-1333 Téléc. : (613) 241-1129 Site web : www.sapcanada.org/index.html 

Ligue internationale des femmes pour la paix et la liberté Canada, C. P. 265 Errington BC   V0R 1V0 Canada. Tél. : (250) 592-1116 Courriel : wilpfcanada@yahoo.ca 

Organisations internationales 

Réseau de Développement et de Communications pour les Femmes Africaines   (FEMNET), Off Westlands Road, P.O. Box 54562, Nairobi, Kenya. Tél. : +254 2 741301/20  Téléc. : +254 2 742927 Courriel : info@femnet.or.ke  Site web : www.femnet.or.ke  

Amnistie Internationale, Campagne Halte à la violence contre les femmes  Site web : http://web.amnesty.org/actforwomen/index-eng 

Hague Appeal for Peace, 777 UN Plaza New York, NY 10017 É.-U. Tél. : (212) 687-2623 Téléc. : (212) 661-2704 Courriel : hap@haguepeace.org  Site web : www.haguepeace.org 

International Alert, Gender & Peacebuilding Programme, 346 Clapham Road, Londres SW9 9AP, Royaume-Uni. Tél. : +44 (0)207 627 6800 Téléc. : +44 (0)207 627 6900. Courriel : njohnston@international-alert.org  Site web : www.international-alert.org/women 

International Action Network on Small Arms (IANSA), PO Box 422 8-17 Tottenham Court Road, Londres W1T 1JY, Royaume-Uni. Tél. : 00 44 207 953 7664 Courriel : contact@iansa.org  Site web : www.iansa.org 

Ligue internationale des femmes pour la paix et la liberté, 777 UN Plaza, New York NY 10017 É.-U. Tél. : (212) 682 1265 Téléc. : (212) 286 8211 Courriel : wilpfun@igc.org  Sites web : www.peacewomen.org et www.reachingcriticalwill.org 

Femmes sous lois musulmanes, P.O. Box 28445, Londres N19 5NZ, Royaume-Uni. Courriel : run@gn.apc.org  Site web : www.wluml.org/english/index.shtml

UNIFEM Women War Peace Portal, Governance, Peace and Security Section, 304 East 45th Street, New York, NY 10017 É.-U. Tél. : 1 (212) 906–6400 Téléc. : 1 (212) 906-6265 Courriel : contact@womenwarpeace.org  Site web : www.womenwarpeace.org


[1] Majendi, Paul. « Iraqi Prison Photos Mar U.S. Image »  30 avril 2004. 
Internet : <www.commondreams.org/headlines04/0430-01.htm>

[2] Coalition pour le contrôle des armes. « Les coûts de la violence par arme à feu ». Le 4 décembre 2002. Internet :
<http://www.guncontrol.ca/Content/back11-22-02.costs.final2.fr.PDF> 

[3] « Vandalism feeds fears: Muslims suspect hate was motive for damage », Don Thomas. Edmonton Journal. Edmonton, Alberta. Le 16 novembre
2003. p. A.10.Fr)

[4] Carol Cohn and Sarah Ruddick, « A Feminist Ethical Position on Weapons
of Mass Destruction ». <www.ksg.harvard.edu/wappp/research/working/cohn_ruddick.pdf> , consulté le 10 mars  2004.

[5] Sandra Whitworth, « Militarized Masculinities and the Politics of Peacekeeping: The Canadian Case ». Feminist Perspectives on Canadian Foreign Policy, Sjolander, Smith et Stienstra, eds. (New York:
Oxford University Press, 2003).

[6] United Nations Foundation, « Abuse By U.N. Troops In D.R.C. May Go Unpunished, Report Says », UN News wire. Le 12 juillet 2004. Internet : <www.unwire.org/UNWire/20040712/449_25748.asp>,
consulté le 10 mars 2004.

[7] Canadian Broadcasting Corporation (CBC), « The Unseen Scars: Post Traumatic Stress Disorder ». Internet : <www.tv.cbc.ca/national/pgminfo/ptsd/wounds.html>
(consulté le 17 mars 2004.

[8] Commission d'enquête sur le déploiement des Forces canadiennes en Somalie, Décret désignant la Commission d'enquête sur le déploiement des Forces canadiennes en Somalie comme ministère et le premier ministre comme ministre compétent. (Ottawa : publication du gouvernement
canadien, 1995) Vol. 146: 29777; Vol. 124: 24994; Vol. 32: 6120.

[9] Cynthia Enloe, Maneuvers: The International Politics of Militarizing Women’s Lives (Berkeley: University of California Press, Ltd., 2000)
p.282.

[10] Sandra Whitworth, « Militarized Masculinities and the Politics of Peacekeeping: The Canadian Case ». Feminist Perspectives on Canadian Foreign Policy. Sjolander, Smith et Stienstra, eds. (New York: Oxford University Press, 2003) p. 85. Aussi confirmé par un membre de l’armée de l’air dans le Ottawa Citizen, « Soldier Confirms Airborne Held Massacre Party ». Le 9 novembre 1995). « Friendly Fire: Embattled credibility ». David Pugliese, Ottawa
Citizen. Calgary Herald. Le 25 novembre 1995, A11).

[11] Sandra Whitworth, « The Ugly Unasked Questions about Somalia ».  The globe and Mail.
Le 14 février 1997.

[12] Le manuel d’information peut être trouvé sur l’Internet : <www.genderandpeacekeeping.org>

[13] Médecins pour la survie mondiale (Canada). « Children and War Toys: Encouraging Peaceful Play ». Feuillet d’information. Internet : <www.pgs.ca/updir/wartoys2c.pdf?slashSess=56738512343366614d98e89ca19eabf0>,
consulté le 14 juillet 2004.

[14] « Peaceful Childhoods ».  Médecins pour la survie mondiale (Canada), 2003. <www.pgs.ca/index.php/Health/284>,
consulté le 14 juillet 2004.

[15] Barbara Santa et Darlene Hammell, « War Toys/PGS Briefing Paper ». <www.pgs.ca/pgs.php/prevention/11>, 
consulté le 18 février 2004.

[16] Sous-ministre adjoint. « Le budget 2003 et le ministère de la Défense nationale ». Internet : <www.forces.gc.ca/site/reports/budget03/index_e.htm>,
consulté le 18 février 2004.

[17] Monica Townson, « A Report Card on Women and Poverty ». Canadian Centre for Policy Alternatives, Ottawa, 2000 et Statistique Canada, Les femmes au Canada 2000. Publication du gouvernement canadien, Ottawa, 2000. p.259 et 232.  On peut aussi trouver sur le site Web du Conseil national du bien-être social de l’information sur des questions relatives aux citoyens à faible revenu. Internet : <www.ncwcnbes.net>, consulté le 10 février
2004.

[18] Staples, Steven, « Breaking Rank: A citizen’s review of Canada’s military spending ».

Polaris Institute, 2002. Internet : <www.polarisinstitute.org/polaris_project/corp_security_state/publications_articles/breaking_rank.pdf>,
consulté le 17 mars 2004.

[19] Steven Theobald, Chris Sorensen et Jim Rankin, « Canada didn’t go to war, but our businesses did». (Toronto Star. October 11,
2003) p. A01.

[20] Coalition to Oppose the Arms Trade, « Operation of Embedded Complicity: Canada, Playing out Part in the Business of War».  No 52, Octobre 2003.
Internet : <www.coat.ncf.ca>, consulté le 22 février 2004.

[21] « Le traité de l’Atlantique Nord fut signé à Washington le 4 avril 1949. Le Traité a créé une alliance  de 10 pays européens et deux pays d’Amérique du Nord. Aujourd’hui l’OTAN comprend 26 pays membres qui conservent leur pleine souveraineté. Toutes les décisions de l’OTAN sont prises en commun par les pays membres selon le
principe du consensus.». Internet : < http://www.nato.int/home-fr.htm>

[22] Colin Samson, James Wilson et  Jonathan Mazower, « Un Tibet  au Canada : la mort programmée des Innu». Survival pour les peuples indigènes, 1999. <www.survival-international.org/fr/index.htm>, consulté le 10
février 2004.

[23] Michael Macdonald, « Royal Air Force pushing to test new generation of
smart bombs in Labrador». Presse canadienne, le 13 décembre 2001.

[24] Warren Goulding, « Just Another Indian: A Serial Killer and Canada’s Indifference ». Calgary: Fifth
House Publishers, 2001.

[25] Tiffany Crawford, « Sombre Valentine's Day for families of missing
women». (Presse canadienne, le 14 février 2004.)

[26] « Edmonton's prostitute death numbers not unusual, say police in other cities ». La presse
canadienne, le 25 juillet  2003.

[27]  Statistique Canada, « La violence familiale au Canada : un profil statistique ». Ottawa, Ministre de l’Industrie, 1999). Les données proviennent de Statistique Canada 1993, La violence faite aux femmes, tirées d’un sondage auprès de 12,300 femmes canadiennes âgées de 18 ans et plus. Le sondage sous-estime le montant de violence faite aux femmes et ne couvraient pas les Territoires du Nord-Ouest. Selon les rapports de police en 1997 cités dans cette étude, la violence conjuguale  prédomine une fois sur cinq parmi toutes les agressions faites au Yukon et dans les Territoires du
Nord-Ouest (maintenant le Yukon, les T.N.-O et le Nunavut). 

[28] Statistique Canada, « Homicides au Canada 1998». The Daily,
October 7, 1999.

[29] Statistique Canada, « La violence familiale au Canada : un profil
statistique », 1999. p. 6.

[30] Jillian Ridington, Beating the Odds: Violence and Women with Disabilities (Réseau d’action des femmes handicapées du Canada,
1989) p. 1-6.

[31] Canadian Panel on Violence Against Women, Changing the Landscape: Ending Violence - Achieving Equality. Ottawa. Ministre des Approvisionnements et Services, 1993. Voir les chapitres préparés par le
Aboriginal Circle, p. 101-190.

[32] Kim Pate, « 50 Years of Canada’s International Commitment to Human Rights Millstones in Correcting Corrections for Federally Sentenced Women». Eradicating Poverty and Violence in the 21st Century, Les cahiers de la femme, Volume 20, No 3, 2000,
p. 44.

[33] Hung Kwing, « Statistiques sur les armes à feu». Ministère de la Justice, 2000. <www.cfc-ccaf.gc.ca/en/research/publications/stats/pdf/updated-en.pdf>,
consulté le 2 mars 2004.

[34] Hung Kwing, « Statistiques sur les armes à feu». Ministère de la Justice, 2000. <www.cfc-ccaf.gc.ca/en/research/publications/stats/pdf/updated-en.pdf>,
consulté le 2 mars 2004.

[35] Canada News Wire, «Coalition pour le contrôle des armes – Des experts en sécurité publique réaffirment leur appui pour la nouvelle Loi sur les
armes à feu». Le 21 mars 2001.

[36] Wendy Cukier, Les femmes et les armes à feu dans un contexte
international. Coalition pour le contrôle des armes, Toronto. 2000.

[37] Ministère des Affaires étrangères et du Commerce international, « Armes classiques ». (2003)  <http://www.dfait-maeci.gc.ca/arms/convweap-fr.asp>,
consulté le 18 mars 2004.

[38] Kristiana Powell, « HIV/AIDS and Security. ». Ploughshares Monitor. 2003.  <www.ploughshares.ca/content/MONITOR/monj03b.html>,
consulté le 26 février 2004.

[39] J. Connors, « Legal Aspects of Women as a Particular Social Group». International Journal of Refugee Law, édition spéciale, 9. Automne
1997. p. 114-128.

[40] Erin K. Baines, « The Contradictions of Canadian Commitments to Refugee Women». Feminist Perspectives on Canadian Foreign Policy. Claire Turenne Sjolander, Heather Smith, et Deborah Steinstra. (New York:
Oxford University Press, 2003)

[41] Idem.

[42] Roach, Ken (2003), September 11: Consequences for Canada,
McGill-Queen’s Press.

[43] Louise Brown, « Violence traps immigrant women, group told». Toronto Star,
(27mars 1990) p. A3.

[44] Paola Bacchetta, Tina Campt, Inderpal Grewal, Caren Kaplan, Minoo Moallem, et Jennifer Terry, « Transnational Feminist Practices Against War». (2001) <www.signifiance.com/war_statement.htm>, 
consulté le 23 février 2004.

[45] Immigrant and Refugee & Visible Minority Women of Saskatchewan Post traumatic Stress Disorder. The Lived Experience of Immigrant, Refugee and Visible Minority Women (Regina, SK: Prairie Centre of Excellence
for Women’s Health. c/2001) Internet : <www.pwhce.ca/ptsd-immigrant.htm>

[46] Heather Smith, « Disrupting Internationalism and Finding Others ». Feminist Perspectives on Canadian Foreign Policy. Sjolander, Smith and Stienstra, eds. (New
York: Oxford University Press, 2003), p. 33.

[47] Heather Smith, « Disrupting Internationalism and Finding Others».  Feminist Perspectives on Canadian Foreign Policy. Claire Tureene Sjolander, Heather Smith, et Deborah Stienstra, eds. (New
York: Oxford University Press, 2003), p. 32. Prince George Citizen, « Emotional Departure for Migrants ». 11 mai 2000.

[48] Presse canadienne, « UN torture panel gives Canada 'gentle ride' ». Toronto Star Nov 18, 2000, p A26. 

[49] CBC News, « Chinese Boat People: Human Cargo: The System ». 1999.

[50] Presse canadienne, « Chinese migrant woman alleges abuse in
detention ». Guelph Mercury 17 mai 2000, p. A8.

[51] Presse canadienne, « Some refugee claimants treated like war
criminals, officers tell Toronto Sun».  15 février 2002.

[52] Commission de l’immigration et du statut de réfugié, Ottawa, Canada. <http://www.cisr-irb.gc.ca/fr/ausujet/directives/women_f.htm>,
consulté le 15 février 2004.

[53] Conseil canadien pour les réfugiés, «Les femmes réfugiées fuyant la persécution en raison de leur sexe ». <http://www.web.net/~ccr/gendpersf.html>,
consulté le 16 février 2004.

[54] Id.

[55] Erin K. Baines, « The Contradictions of Canadian Commitments to Refugee Women ». Feminist Perspectives on Canadian Foreign Policy. Claire Turenne Sjolander, Heather Smith, et  Deborah Steinstra. (New York:
Oxford University Press, 2003)

[56] Le projet de loi C-31 peut
être trouvé sur l’Internet : <http://www.parl.gc.ca/common/Bills_House_Government.asp?Language=F&Parl=37&Ses=3#C-31>   

[57] Erin K. Baines, « The Contradictions of Canadian Commitments to Refugee Women». Feminist Perspectives on Canadian Foreign Policy. Claire Turenne Sjolander, Heather Smith, et Deborah
Steinstra. (New York: Oxford University Press, 2003)

[58] Le PAFR est un programme gouvernemental. Les particuliers peuvent trouver des renseignements sur les emplois auprès de Ressources humaines
et Développement des compétences Canada (RHDCC). Internet : <www.hrsdc.gc.ca/asp/passerelle.asp?hr=fr/on/dgps/pte/aides_fam_res.shtml&hs=on0>

[59] Philippine Women Centre of BC.  « Filipino Women's Identity: A social, cultural and economic segregation in Canada». (Vancouver: 2001) Internet : <http://pwc.bc.tripod.com>,
consulté le 16 mars 2004.

[60] West Coast Domestic Workers Association. Internet : <www.vcn.bc.ca/wcdwa/eng_1.htm>

[61] Dyan Mazurana et Susan McKay, « Where are the girls? ». Internet :   <www.ichrdd.ca/english/commdoc/publications/women/Girls/execsummary.html>,

[62] Becker, Jo. « Children as Weapons of War». Human Rights Watch, Internet : <http://www.hrw.org/wr2k4/11.htm>. Convention relative aux droits de l'enfant. Internet : <www.unhchr.ch/french/html/menu3/b/k2crc_fr.htm>,
consulté le 16 février 2004. 

[63] Canadian Friends Service Committee, Coalition pour mettre fin à l’utilisation d’enfants soldats. Internet : <http://www.child-soldiers.org/cs/childsoldiers.nsf/81f7e60ad3b9929780256b21003c00fb/405208efe0b4918380256d6000532848/$FILE/CSC%20leaflet%202003-French.doc>, consulté le 17 février
2004.

[64] Id.

[65] Steven Staples, « Breaking Rank: A citizen’s review of Canada’s military spending». (Polaris Institute, 2002) Internet : <www.polarisinstitute.org/polaris_project/corp_security_state/publications_articles/breaking_rank.pdf>, 
consulté le 17 mars 2004.

[66] Site Web de la Défense nationale : <www.recruiting.forces.gc.ca/frgraph/home/index_f.aspx>,
consulté le 16 février 2004.  

[67] Vance White, « Canadian Armed Forces – Opportunities for Women». Business Woman Canada, 29 mai 2003, Vol 4, No 1. Internet : <http://www.recruiting.forces.gc.ca/frgraph/home/index_f.aspx>,
consulté le 18 février 2004.

[68] Valerie Lawton, « Canada's military is 'biased';
Report cites abuse of women, racial intolerance, insensitivity ». Hamilton Spectator, 16 mars 2001, p. A01.

[69] Statistique Canada, Femmes au Canada 2000 : rapport statistique fondé
sur le sexe. (Ottawa: Ministre de l’Industrie, 2000) p. 23, 234, 261.

[70] Défense nationale. 2004. « Recrutement – Forces canadiennes ».  Internet : <www.recruiting.forces.gc.ca/frgraph/aboutus/index_f.aspx?>,
consulté le 16 mars 2004.

[71] Alermedia.info, « forces armées: 6 membres reliés à la suprématie blanche ».  2003.  <http://be.altermedia.info/index.php?p=55&more=1&c=1>,
consulté le 16 juillet 2004.

[72] Comission canadienne des droits de la personne, Rapport annuel 1997.
(Ottawa: CCDP, 1998)  Internet ; <http://www.chrc-ccdp.ca/publications/1997_ar/default-fr.asp>

[73] Jane O’Hara, « Rape in the Military: Speaking Out». Maclean’s, 1er juin 1998, 14-20; John Geddes et Stephanie Nolen, « Answering the Call». Maclean’s, 8 juin 1998, 28-31.

[74] Presse canadienne, « Women joining Forces in record numbers ». The
Record
(Waterloo Region) 26 avril 2002, p. E11.

[75] Id.

[76] Rapport des Forces armies 2000. Response to Woman Abuse in Military Families. Préparée par le Family of Violence and Military Community research teams of the Muriel McQueen Fergusson Centre for Family Violence Research à l’University du Nouveau-Brunswick et le RESOLVE Violence and Abuse Centre à the University of Manitoba. Internet : <www.unbf.ca/arts/CRVR/military.html>,
p. 8.

[77] Marilla Stephenson, « A military code of silence worth breaking ». The Chronicle Herald, 11 mai 2000, p. D1.

[78] Rapport des Forces armies 2000. Response to Woman Abuse in Military Families. Préparée par le Family of Violence and Military Community research teams of the Muriel McQueen Fergusson Centre for Family Violence Research à l’University du Nouveau-Brunswick et le RESOLVE Violence and Abuse Centre à the University of Manitoba. Internet : <www.unbf.ca/arts/CRVR/military.html>,
p. 8.

[79] United States General Accounting Office (GAO), « Humanitarian Assistance, Protecting Refugee Women and Girls Remains a Significant Challenge ». (2003)  Internet : <www.gao.gov/new.items/d03663.pdf >, consulté le 24 février
2004.

[80] Irwin Arieff (Reuters News Agency), « U.N.
vows to tackle sex abuse by aid workers ». Toronto Star, 28 février 2004 p. A12.

[81] CTV, « Broken Soldiers: Combating military stress ». 25 juin 2003. <www.ctv.ca/servlet/ArticleNews/story/CTVNews/1047060032429_37/?hub=Specials>,  consulté le 9 février 2004.  Des copies du rapport sur les résultats de son enquête sur le syndrome de stress post-traumatique (SSPT) peuvent être téléchargées à partir du site Web :  <www.ombudsman.forces.gc.ca>

[82] Matt Donnelly, « Internal Wounds Exposure to Combat Can Cause Stress Disorders Long After the Fighting Ends ». 2001. <http://abcnews.go.com/sections/us/DailyNews/soldiers_ptsd020729.html>,
consulté le 17 mars 2004.

[83] Scott Edmonds, « Army 'frat party' decried; Stressed-out troops mocked Canada & world ». Hamilton Spectator:
Le 7 mars 2003, p. B05.

[84] Canadian Broadcasting Corporation (CBC), « Stigma prevent treatment of military stress: ombudsman ». Le 5 février 2002. <www.cbc.ca/stories/2002/02/05/military_020205>,
consulté le 5 mars 2004.

[85] Murray Brewster, « Forces can't fix 'broken spirits,' book says ». Chronicle-Herald, le 14 juin 2003, p. A12.

[86] Douglas Kellner, « Reading the Gulf War: Production/text/reception ». Media Culture: Cultural Studies, identity and politics between the
modern and the postmodern
. (London: Routledge, 1995)

[87] Colleen Burke, « Women and Militarism ». Women’s International League for Peace and Freedom (WILPF). <www.wilpf.int.ch/publications/womenmilitarism.htm>,
consulté le 9 mars 2004.

[88] CBC, « Afghanistan: Friendly Fire ». CBC. Internet : <www.cbc.ca/news/indepth/cdn_casualties/media.html> et Kim, Sengupta. 2003, « US air raid kills nine <children in south Afghanistan ». The Independent. Internet : <http://rawafancymarketing.net/9kids.htm>

[89] Colleen Burke, « Women and Militarism ». Women’s International League for Peace and Freedom (WILPF). <www.wilpf.int.ch/publications/womenmilitarism.htm>,
consulté le 9 mars 2004. 

[90] Hammell, Darlen, B.Sc., Family Physician & Joanna Santa Barbara, MB.,
BS., Child Psychiatrist, « War Toys/PGS Briefing Paper ». Internet : <www.pgs.ca/index.php/Prevention/11>

[91] Pour obtenir la résolution complète en anglais : <www.peacewomen.org/un/sc/1325.html>

[92] Calculé à partir du site Internet parlementaire canadien : <www.parl.gc.ca>

[93] Peggy Nash, « Women's voices needed in Ottawa ». Toronto Star, 23 janvier 2004, p. A23.

[94] Condition féminine Canada, « Mois de l’histoire des femmes de 2000: Marquer l'histoire et préparer l'avenir : les femmes du XXe siècle ». (Ottawa: 2003)  Internet : <http://www.cfc-swc.gc.ca/dates/whm/2000/index_f.html>,
consulté le 14 mars 2004.

[95] Karlyn Bowman, « Women and war: What the polls show - Poll-Pourri - Polling Data - Brief Article ». Women's Quarterly, hiver 2002. <www.findarticles.com/p/articles/mi_m0IUK/is_2002_Wntr/ai_82802446>, consulté le 23 mars 2004; MORI, « War with Iraq ». ( 5 mars 2003)  <www.mori.com/polls/2003/iraq2.shtml>,
consulté le 24 mars 2004.

[96] Presse canadienne, « Valentine's Day march to commemorate Vancouver's missing women ». 12 février 2004; Canada NewsWire , « Sisters in Spirit: NWAC calling on Feds for $10 Million to deal with
violence against Aboriginal Women». 5 février 2004.

[97] Site Web de Women in Black : <www.womeninblack.net>

[98] Eoin Kenny, « Widows, ex-spouses ask better deal on pensions ». The
Record
(région de Waterloo), 19 septembre 1992, p. G2.

[99] Dennis Bueckert, « Abused military wives rap lack of support services ». The Record (région de Waterloo), 31 mars 1992, p. D2.

[100] Site Web de CODEPINK : <www.codepink4peace.org/working_for_peace.shtml>,
consulté le 23 mars 2004.

[101] Comité canadien de la Marche des Femmes,  28 septembre 2001. <http://www.nac-cca.ca/index_f/index_f.htm>,
consulté le 20 février 2004.

[102] Society for Promoting Environmental Conservation. « Poll shows British Columbians oppose nukes at Nanoose SPEC ». (2002) <www.spec.bc.ca/news/news.php?newsID=182>,
consulté le 15 mars 2004.